Sur le Tour avec Romain Langasque - Épisode 2

15/02/2017
Photo : Karim Jaafar / AFP

Avec trois cuts franchis d'affilée en Afrique du Sud, à Abu Dhabi et au Qatar, Romain Langasque dresse un bilan positif de son début de saison sur l'European Tour.

Romain Langasque et son caddie Axel Bettan

Des débuts satisfaisants

« Déjà, j'ai passé trois cuts sans bobos, et sans forcer, avec un jeu assez constant à chaque fois. Deux fois je me suis retrouvé bien placé le samedi soir : j'étais 4e en Afrique du Sud et 8e au Qatar, en position pour faire un super résultat. Je suis donc très satisfait de ces trois tournois et de la façon dont je les ai joués. »

La pression du dimanche

« Ces derniers tours un peu manqués, je les explique parce que c'est une situation nouvelle pour moi. C'est le Tour européen, donc ce sont des parcours plus sélectifs, et j'ai fait quelques petites erreurs sous pression. Je vais apprendre de mes erreurs, et ça va se régler. J'apprends aussi à gérer cette pression du dernier tour. Quand tu joues avec des gros joueurs, il y a un peu plus de pression, et je suis conscient que si j'ai fait moins bien ces jours-là, c'est parce que j'étais un peu tendu, un peu moins relâché que les autres jours. La pression est plus forte sur l'European Tour, c'est sûr, parce qu'un coup te coûte plus de places et de points que sur le Challenge Tour. À chaque fois j'ai fait +2, donc ce n'était pas horrible, mais ça m'a fait perdre 30 places. »

Aux côtés des meilleurs joueurs du monde

« J'ai ma façon de faire quand je suis en tournoi, et je ne perds pas de temps à aller voir les grands joueurs au practice. J'avais pris le temps de le faire quand j'ai joué des Majeurs, parce que j'étais encore amateur. Mais aujourd'hui, je vais jeter un œil si je les vois à côté de moi au practice, mais pas plus. Je me focalise sur moi, ma façon de faire, mon jeu. J'ai joué avec Jamie Donaldson à Abu Dhabi, et c'était super sympa parce que c'est un super mec. On a bien rigolé ! J'ai joué aussi avec Andy Sullivan au Qatar, et c'était pareil. Il n'a pas très bien joué, mais il a quand même passé son temps à rigoler ! Ce sont des gens comme vous et moi, qui déconnent et avec qui on passe un bon moment. Jouer avec eux m'a permis de me rendre compte qu'ils ne sont pas dans une autre dimension, et que j'ai largement les capacités pour faire ce qu'ils ont pu faire dans le passé. Mais bon, je ne suis pas encore tombé sur un Rory McIlroy, Jordan Spieth ou Jason Day ! »

La prépa physique en tournoi, un plus

« David Baudrier, mon préparateur physique, est venu avec moi à Abu Dhabi et au Qatar. C'était top ! Ça m'a permis de continuer avec lui le programme physique de fond qu'on a mis en place. On a fait des séances de sport toute la semaine. C'est un plus de pouvoir continuer en tournoi le travail hivernal qu'on a fait à la maison, et de l'approfondir. Comme c'était la première fois, lui aussi a pu voir ce qu'on pourra faire en plus les prochaine fois, ou faire autrement, ou ne pas faire. On a réussi à mettre une routine en place, que je ferai tout seul quand il ne sera pas là, et que je pourrai faire encore mieux quand il sera là. »

La salle de sport est toujours pleine !

« En gros, il y a deux routines différentes selon les jours où je joue tôt, et ceux où je joue tard. Quand je joue tard, je fais une séance de sport de 30 à 45 minutes le matin, et quand je joue tôt je fais juste un réveil musculaire le matin et une séance de sport l'après-midi. Et quand je joue tard, après une bonne douche je passe à des étirements, de la récupération active, des massages. Pour la récupération et le drainage des jambes, c'est top ! J'ai vraiment senti la différence grâce à ce suivi physique : à la fin de mes trois semaines de tournoi, j'étais tout à fait prêt à en enchaîner une quatrième. Mais je suis loin d'être le seul à fonctionner comme ça, surtout sur l'European Tour : la salle de sport est toujours pleine, plus que sur le Challenge Tour en tous cas... J'ai vraiment accroché avec cette façon de faire, et je vais évidemment continuer car c'est quelque chose d'important. Il y a certains jours où je suis crevé où je vais un peu lever le pied, et me focaliser sur un peu de cardio ou juste des étirements, mais globalement c'est sport tous les jours. Et je suis loin d'être un cas particulier, les trois quarts des joueurs font comme ça. »

Quelques jours pour couper à Andorre

« Je suis rentré après le Qatar, en ayant fait un crochet d'un journée à Dubai pour passer du temps avec les gens de Taylor Made, mon équipementier. Je suis arrivé à Andorre le mercredi, et j'ai pris quelques jours pour couper, voire mes potes, faire un peu de ski. Je suis rentré sur la Côte d'Azur le mardi soir suivant, et j'ai repris l'entraînement avec Benoît Ducoulombier. Il était très content de moi du fait d'avoir passé trois cuts, et aussi de ce qu'il a pu voir de mon attitude sur le parcours. Mes derniers tours sous pression ont fait ressortir quelques travers, des petites fautes que je peux faire dans ces moments-là, donc ça nous a permis de mettre des choses en place pour les corriger. Enfin, techniquement, on continue à bosser sur un swing un peu plus simple, avec un peu moins de bras. »

De la compagnie à l'entraînement

« En général, il y a toujours d'autres pros avec moi à l'entraînement, car on a à peu près tous le même planning. Il y a donc souvent d'autres joueurs de Benoît qui descendent. La semaine dernière il y avait Gwladys Nocera et Antoine Rozner, et cette semaine il y a Matthieu Pavon. Donc quand je suis avec Benoît, je ne suis jamais le seul joueur. C'est plus motivant d'avoir de la compagnie, pour aller sur le parcours ensemble, faire un petit match. »

 

De nouveaux bois dans mon sac

« J'ai fait quelques petits changements niveau matos en début de saison : j'ai mis dans le sac un nouveau driver, le M2 de Taylor Made, ainsi que le bois 3, et la nouvelle balle. Je les ai changés le mardi avant le tournoi d'Abu Dhabi, et comme ils sont hyper bien, c'est passé sans aucun problème ! Sur le Tour on a la chance d'avoir des mecs qui font hyper bien leur boulot, qui savent te faire exactement le même club avec le même équilibrage, donc on ne prend pas de grands risques à changer. »

Le clan français, une vraie famille

« J'ai été très bien accueilli, et je n'ai pas eu l'impression d'être accueilli comme un petit nouveau. Ça s'est passé de manière très fluide. Je m'entends très bien avec tout le monde. Je suis pote depuis pas mal de temps avec Alex (Levy, ndlr), j'ai fait les Étoiles du Sport avec Greg (Havret), et vu qu'eux sont bien potes avec Raph (Jacquelin), Mike (Lorenzo-Vera) ou encore Seb (Gros), on est toujours tous ensemble. Je connaissais moins certains joueurs, mais j'avais déjà croisé tout le monde. On se retrouve tous pour dîner, on fait les parties de reco' ensemble, c'est vraiment une famille. On passe d'ailleurs plus de temps ensemble qu'avec nos propres familles ! J'ai trop hâte d'y retourner et de passer du temps avec eux, parce que c'est vraiment une ambiance sympa. Ça déconne tout le temps, comme quand on a souhaité l'anniversaire de Mike au Qatar ! »

 

Greg Havret, mon papa du Tour

« Greg est un peu mon parrain, mon papa du Tour. Si j'ai besoin d'une information, je sais que je peux lui demander. L'autre jour j'avais besoin d'une info au sujet d'un avion, et c'est à lui que j'ai envoyé un petit message. Greg et Raph, ça fait vingt ans qu'ils sont sur le Tour, donc ils connaissent la musique ! »

L'Afrique du Sud et l'Inde au programme

« Je joue les deux tournois en Afrique du Sud puis l'Inde. Et après cela il y a trois semaines de break, et ensuite je joue le Maroc et les deux en Chine. Je ne vais pas en Australie cette semaine, car ça me faisait faire un gros voyage, avec beaucoup de décalage horaire, avant d'enchaîner sur l'Afrique du Sud, qui n'est pas la porte à côté... Je préfère zapper celui-là pour être à fond sur les trois suivants. »

Retrouvez chaque mois sur le site de la Fédération française de golf la chronique de Romain Langasque, l'un des 15 joueurs Français évoluant sur le circuit européen en 2017.

Propos recueillis par Alexandre Mazas
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