Les visages du golf : Terminus 18 trous

04/07/2017
Photo : Emmanuel Guillet

Quatrième volet du visage du golf. Emmanuel Guillet, contrôleur d'exploitation à la régie des bus et du tramway à la ville de Nice 

Emmanuel Guillet au golf de Nice

Emmanuel Guillet est licencié ffgolf depuis 2011. Sa relation avec le golf il la vit depuis ses sept ans : « mes parents m’emmenaient souvent en Angleterre, en Ecosse, c’est là-bas que j’ai commencé le golf ». Ses premiers pas, club en main, Emmanuel Guillet les fait sur les terres d’origines du golf, des conditions bien plaisantes : « comme tous les enfants de la région où je me trouvais, nous jouions dans les champs, un peu comme le football en France que certains pratiquent dans la rue. Lorsque nous sommes rentrés en métropole, les infrastructures étaient différentes, c’était difficile de jouer : trouver des clubs, avoir les moyens financiers d’inscrire les enfants pour jouer... Mais évidemment c’était à l’époque. ».

Contraint d’arrêter par « faute de temps et de moyens » Emmanuel Guillet a repris le chemin du green il y a quelques années maintenant : « j’avais vraiment envie de reprendre, cela m’avait manqué durant toute ma jeunesse. Ça fait maintenant huit ans que je suis au golf de Nice ». 

Un sport de « bourgeois » 

Emmanuel Guillet bureau

Emmanuel est resté plus de vingt ans sans jouer. Pourtant la même ferveur a continué de l’animer : « Quand on pratique et que l’on connait ce sport, c’est quelque chose que je dis à tout le monde : soit on l’adore, soit on le déteste. Lorsque l’on commence à taper dans la petite balle blanche, on se sent tout de suite attiré. Le golf est un sport qui m’a toujours passionné ! ».

Malgré des horaires non fixes Emmanuel réussi à trouver le temps de jouer : « J’ai des horaires aléatoires. Je travaille aussi bien le week-end qu’en semaine. De fait, je pratique le golf environ une fois par semaine, cela me permet de faire de nouvelles connaissances ».

Des amis qu’ils tentent aussi d’initier à son sport : « J’arrive à faire partager ma passion autour de moi. Mais le souci est que le golf est toujours mal perçu et nous sommes (les joueurs – ndlr) pris pour des bourgeois. Des idées reçues qui ne sont pas le reflet de la réalité d’ailleurs le golf s’est démocratisé au niveau national. Par rapport à d’autres années où nous avions un ou deux champions, aujourd’hui nous avons une quinzaine voire une vingtaine au plus haut niveauEt puis il y a de plus en plus de structures à des prix intéressants, comme au golf de Nice. Chez nous vous pouvez jouer pour 20 euros et il est possible de vous exercer entre quatre et cinq heures pour 80 à 100 euros dans d’autres clubs ».

Des valeurs

Le temps est une denrée rare pour Emmanuel Guillet : « J’essaye de participer à des compétitions, mais je n’en fait malheureusement pas assez », pourtant le contrôleur est 11 d’index mais tient à préciser : « Dans le golf il faut rester lucide. Je pense qu’actuellement avec un entraînement occasionnel je joue entre 15 et 20 ».

Pour Emmanuel, la modestie est l’une des multiples qualités présente dans le golf mais pas seulement : « Vous savez, le joueur de golf doit rester humble. En tant qu’amateur il peut vous arriver d’envoyer votre balle à cinquante ou quarante mètres et il faut savoir l’accepter et ne pas trop se calquer sur la performance des professionnels qui l’envoient à deux cents mètres. Et puis il faut aimer avoir une activité sportive. Nous ne partons pas cinq heures sur un parcours de golf si nous n’avons pas envie de connaître la nature, de marcher … Il faut également être courtois, notamment dans sa tenue vestimentaire. Il y a un équipement spécifique. D’ailleurs j’en profite pour dire qu’aujourd’hui le matériel de golf est plus accessible qu’avant. […] Vous pouvez commencer à jouer avec trois ou quatre clubs, pas besoin d’avoir au départ, un sac rempli de quatorze clubs ».

« Jouer comme Victor Dubuisson »

Et sinon quel est l’objectif de jeu du Niçois ? : « Jouer comme Romain Langasque ou Victor Dubuisson (rires). Plus sérieusement, mon but est de toujours avoir du plaisir dans mon sport. Je ne me fixe pas d’objectif de champion. Je vais être très heureux si je réussi à faire un birdie, mais si je fais un double boogeys, ce qui m’arrive plus souvent (rires), je suis toujours très heureux. Le principal est de réussir le coup que l’on veut faire ! »

Sophia Mouyeni
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