Les visages du golf : un golfeur à bord de Koh-Lanta

17/02/2017
Photo : Jean Louis Lapadouze

Chaque mois, nous partons à la rencontre d’un licencié de la ffgolf, que le métier oblige à jongler entre deux univers passionnants, avec une idée fixe : ne rien lâcher ! Pour commencer, un homme discret à qui l’on doit les décors de Koh-Lanta.

Les visages du golf : un golfeur à bord de Koh-Lanta

Le décor, d'abord !

Jean-Louis Lapadouze est l’homme discret à qui l’on doit les décors « naturels » de Koh-Lanta, l’émission culte de jeux et d’aventure diffusée sur TF1 depuis 2001.

Avec des audiences record - plus de 6, 2 millions téléspectateurs en octobre dernier – ce reality-show le plus regardé en France, occupe notre homme depuis 17 ans ! Allez défendre un index de 19, quand vous partez à l’autre bout du monde au minimum deux fois par an, de début septembre à mi-décembre, de début mars à fin juin !

Chef Constructeur, Jean-Louis Lapadouze est donc en charge de l’infrastructure et des décors qui vont servir de cadre dans lequel les concurrents de Koh Lanta vont vivre l’enfer. Outre les temps records dans lesquels ces décors doivent être construits, cet ex-maître d'oeuvre dans le bâtiment, ex-intermittent du spectacle est le garant de l’authenticité de l’effet restitué à l’écran – il faut que ce soit visuellement intéressant, et que l’on sente la difficulté - et surtout – « primordial », ajoute-t-il – de la sécurité des candidats.

« Comme au golf, pas question de dire : « Celle-là, on la refait ! »

Il y a d’ailleurs des " testeurs " qui, avant le tournage de l’émission, vérifient, qu’une fois lancé, le processus de réalisation ira à son terme tambour battant, sans fausse note. « Il y a environ un mois de préparation sur place, décrit Jean-Louis Lapadouze, puis une quarantaine de jours de tournage, dans les conditions du direct. « C’est comme au golf, pas question de dire : « Celle-là, on la refait ! »

visage du golf 2

Non, quand c’est lancé, c’est lancé et c’est une infernale machinerie qui se met en place : « Il y a 30 à 32 jeux et en général, seulement cinq à six sites, que l’on ne cesse de transformer pour accueillir le jeu suivant. » Même les candidats n’y voient que du feu !

Au départ, ils étaient trois constructeurs, aujourd’hui ils sont dix, avec de solides équipes. Au total, une centaine de Français travaillent pour l’émission et soixante-dix locaux (dont 28 uniquement pour les constructions), quel que soit le pays d’accueil. Une quinzaine à travers le monde tous plus exotiques les uns que les autres : Costa Rica, Panama, Brésil, Thaïlande, Philippines, Indonésie…Vanuatu, Palaos, mais également pauvres : tout le matériel nécessaire, dûment listé depuis Paris est acheminé par conteneur. Depuis trois ans, Jean-Louis, a glissé un sac de golf dans l’un d’eux, mais il ne voit jamais le jour.

« J’ai joué à Cebu (Philippines) et à Dalat (Vietnam)… »

Paysage de rêve, bermuda et t-shirt, du soleil plein les yeux, mais question golf ? Zéro ! « Il y a beaucoup de travail, beaucoup de stress, pas question de jouer au golf, confie Jean-Louis, fataliste, alors que les deux co-réalisateurs, sont comme lui, très accros au golf.

Visage du golf 1

« Une fois, un pilote d’hélicoptère avait aménagé une petite zone de chipping, sourit Jean-Louis : une sorte de panier sur quelques mètres d’herbe, mais sinon, je n’ai jamais pu jouer que lorsque je suis resté quelques jours en vacances, après l’émission ! J’ai joué à Cebu aux Philippines, et à Dalat, au Vietnam, au milieu des palmiers, c’était magnifique, mais en général, je préfère rentrer chez moi ! »

Pour autant, quand il rentre en France, Jean-Louis Lapadouze ne se précipite pas au golf de Cély où jouent ses principaux partenaires ou au Coudray-Montceaux, non loin de chez lui : « Quand on rentre, il faut une dizaine de jours pour décompresser. La vie sur le tournage est vraiment très sympa, mais après deux mois de vie en commun, on n’aspire qu’à être seul, prendre le temps de se ressourcer et renouer tranquillement avec le quotidien : faire les courses, faire son lit, répondre au courrier… »

Un bonheur de retrouver Cely-en-Bière et Le Coudray-Montceaux

Et après seulement, enfin… profiter du golf ! « Pour ma première partie, j’ai toujours l’impression d’être rouillé, s’amuse ce célibataire de 65 ans, mais en fait, au bout de trois parcours, ça revient. »

Visage du golf 3

En juillet et août, il se débrouille pour disputer les compétions qui lui permettront de conserver son index auquel il tient tant : « Je suis comme beaucoup de golfeurs, j’ai débuté à 35 ans, puis j’ai arrêté vingt ans, j’ai repris et je suis arrivé à 23 d’index relativement facilement, mais après, ça a été plus dur : 22, 21,7…Beaucoup plus dur ! Alors si je peux au moins me maintenir à 19, je m’en contenterai ! »

Mais déjà, se profile la Saison 17 de Koh Lanta. La société de Production, Adventure Line, est déjà en ébullition. Destination…« Top Secret ! »

Dominique Bonnot
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