Fleurons de Bordelais

Entretien  avec Anne Ridoux, Présidente de la Commission Développement et Communication de la Ligue Aquitaine

Le département de la Gironde semble particulièrement dynamique. Comment s’expliquent les progressions que vous connaissez ?
Nous disposons de 16 golfs dans notre département et nous avons cette année un taux de croissance des licenciés de 4,5 %, un chiffre bien supérieur à la moyenne nationale. Le climat est évidemment favorable mais nous avons un panel important de clubs qui pratiquent des tarifs très abordables. De plus, certaines chaines de golf, très implantées ici, sont très dynamiques.

Existe-t-il d’autres facteurs ?
Ce qui influe aussi sur le développement du golf est l’existence du Salon du Sport, la plus importante manifestation en France de ce type. Ce salon existe depuis 22 ans, dure 10 jours, au mois de novembre, durant lesquels chaque sport, 78 au total, présente sa discipline. Nous avons évidemment un stand important sur lequel nous organisons des jeux de découverte du golf et différents ateliers. Cela nous permet de prendre beaucoup de contacts.

Le fait que la Gironde soit en pleine croissance joue-t-il un rôle ?
Noter région se développe en effet énormément, avec 3,5 % de nouveaux venus qui viennent s’y installer. Cela génère beaucoup de projets de nouvelles structures golfiques.

Quels sont ces projets ?
Un pitch and putt devrait ouvrir au printemps prochain sur le golf de Bordeaux-Lac et les travaux d’un 18 trous à Andernos, sur le Bassin d’Arcachon, devraient commencer à la même période. D’autres projets avancent bien, notamment celui d’un 18 trous avec un pitch and putt, à Villenave-d’Ornon, et celui d’un practice et d’un pitch and putt sur l’hippodrome du Bouscat. Et il existe encore cinq ou six projets en cours, des extensions ou des créations.

Les petites structures semblent se développer particulièrement…
Nous avons beaucoup communiqué auprès des communes et j’ai souvent des rendez-vous avec des mairies pour envisager des aménagements. Les municipalités sont très sensibles au fait que l’amortissement d’une petite structure peut se faire entre trois et cinq ans et qu’elle peut devenir rentable à moyen terme. Elles sont aussi très sensibles au fait que le taux d’occupation peut être beaucoup plus important que pour un terrain de foot ou de rugby.
Les petites municipalités ont-elles vraiment les moyens de créer ces structures ?
Parce qu’elles n’en ont pas les moyens ou que cela n’est pas de leur ressort, certaines mairies préfèrent confier les projets d’aménagement et la réalisation à des organismes privés. Mais la Fédération les aide au début pour les études et les accompagne pour les premières démarches. Ces aides peuvent aussi être beaucoup plus conséquentes lorsque les mairies mènent elles-mêmes leur projet, du fait de la convention signée entre la Fédération et Centre National pour le Développement du Sport. Ces aides peuvent alors englober 20 à 30 % des frais.

Vous étiez présente au Salon des maires qui s’est tenu en novembre à Paris…
La Fédération avait en effet un stand lors de ce salon. Du fait de la publication de deux pages sur les petites structures dans la revue des maires, nous avons reçu beaucoup de visites. Nous avons pu ainsi faire une très bonne promotion des petits aménagements golfiques.

Les installations comme celle du Balata Golf Club (voir par ailleurs) devraient donc se multiplier ?
Ce practice est un cas vraiment exceptionnel. Son succès, alors qu’il se trouve dans une région relativement isolée, doit beaucoup à la personne qui s’en occupe, Marie-Ange Rocamora. Elle se bat pour garder son practice, pour faire des animations, et participe régulièrement aux opérations nationales comme « Tous au golf ». Elle sans doute la seule à avoir compris que cette opération était valable toute l’année, pas seulement au mois de mai.

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