structures

Avant de pouvoir fréquenter les grands parcours de 18 trous, il faut d’abord s’initier au golf. Et il n’est pas toujours facile de pousser la porte d’un club lorsque l’on n’y connaît personne et que l’on n’a aucune expérience de ce jeu. Heureusement, certaines structures permettent de franchir le pas. C’est la cas de l’Ucpa, qui gère deux parcours à Lacanau, le pitch and putt Le Baganais et le 9 trous de La Méjane, et du Balata Golf Practice de Grayan, tout en haut de la presqu’île du Médoc.

Le Balata Golf Practice de Grayan, près de Soulac, a vu le jour en 1993 mais était tombé en désuétude depuis plusieurs années lorsque Marie-Ange Rocamora s’installait un peu par hasard dans cette région. Golfeuse depuis peu, à la retraite, elle était néanmoins absolument passionnée par ce sport. Au point que, à peine arrivée, il y a cinq ans, elle rendait visite au maire de la commune pour lui demander de redonner vie à ce practice.

« Le maire m’a donné son autorisation, j’ai gardé le nom d’origine et maintenant je fais fonctionner ce practice à ma façon. Mon but est de faire découvrir le golf et de le démocratiser tout en respectant les règles de golf et l’étiquette, proclame-t-elle. » Sa façon de faire est aussi le bénévolat, malgré la charge importante que représente cette responsabilité. « Je suis presque plus occupée maintenant que lorsque je travaillais vraiment, s’amuse-t-elle. Et les personnes qui m’aident sont elles aussi bénévoles. Mais j’ai créé un emploi, pour la personne qui s’occupe du secrétariat. »

Marie-Ange Rocamora

Marie-Ange Rocamora, la Pasionaria du Balata Golf Practice

Contre toute attente, elle recevait l’inscription de 250 adhérents dès la première année. Ce succès s’explique sans doute en partie par le coût très réduit de l’inscription : 20 euros par an ! « C’est la condition pour permettre aux gens de découvrir ce sport », assure-t-elle. Les moyens dont elle dispose ne sont donc pas énormes. Mais le terrain appartient à la commune de Grayan qui s’occupe de l’entretien de ce site qui comprend également 7 trous. Trois d’entre eux sont jouables à tout moment, les quatre autres seulement lorsque le practice est fermé, puisqu’ils se trouvent sur cette surface.

Petit à petit, au cours des années, Marie-Ange procède à l’aménagement de sa structure. Ce fut une grande dalle de béton, puis l’achat de tapis, et cette année la construction de quelques postes de practice abrités. Ce dernier équipement n’est pas encore terminé mais elle pense déjà à l’ajout d’une surface de putting, en synthétique. C’est la raison pour laquelle elle s’est rendue à Green Expo, qui se tenait cette année à Bordeaux, pour prendre les premiers contacts avec des fournisseurs.

« Une aire de putting green, ça coûte cher, explique-t-elle, alors je pense que je vais augmenter un peu les cotisations et surtout chercher des subventions. » Il est peu probable que les 450 membres actuels y trouveront à redire.

Ses membres, la présidente les partage en quatre quarts : un quart sont des habitants de Grayan ou des communes environnantes, un quart sont des Bordelais possédant des résidences dans la région, le troisième est constitué de retraités principalement hollandais ou allemands qui résident ici la moitié de l’année, et le dernier quart, renouvelle chaque année, est composé de vacanciers durant la période estivale. « Sur le practice, nous avons installé des drapeaux de beaucoup de pays parce que nous avons des adhérents d’un peu partout ! Ça fait de la couleur ! »

Des cours sont évidemment dispensés sur ce practice. C’est Ovide Niveaud, « un très bon pro », insiste Marie-Ange, qui s’en occupe. Le practice accueille aussi régulièrement des enfants, notamment dans le cadre des activités de la Fédération Sport pour Tous, qui viennent tous les mercredis. « Et je fais aussi des journées découverte. Pas mal de jeunes ensuite mais ils ne paient pratiquement rien, parce que c’est difficile de les faire payer sans savoir si le golf va leur plaire sur la durée. »

Marie-Ange Rocamora ne se contente pas d’animer le practice et son petit parcours. Deux fois par semaine, de juin à septembre ou octobre, elle organise des sorties avec ses golfeurs les plus aguerris, sur les parcours de Pian Médoc, de Margaux et de l’Ardilouse. Mais les débutants ne sont pas en reste, bien au contraire.

« Nous allons très souvent au Baganais, le pitch and putt de l’Ucpa, à Lacanau, précise Marie-Ange. Avec Benoît Clérici, son responsable (voir par ailleurs), nous travaillons très bien ensemble, nous avons la même politique. Je lui amène mes débutants, on fait des stages d’initiation, des animations, et même du golf de nuit. Dans ces cas-là, nous sommes toujours accompagnés par notre professeur, Ovide Niveaud. Il y a une très bonne ambiance, on fait même parfois des pique-nique et ce sont des fêtes extraordinaires ! »

Petite précision d’importance : Le Balata Golf Practice est agréé par la Fédération. Marie-Ange est donc en mesure de délivrer des licences, ce dont elle ne se prive pas. « Cette année, j’en ai donné une soixantaine, se réjouit-elle. Je suis aussi en train de faire des statistiques pour savoir combien de nouveaux golfeurs j’ai créé depuis quatre ans. Je pense que j’en suis à une bonne centaine. Beaucoup ont commencé chez moi et après ils vont jouer à Margaux ou Lacanau et je ne les revois plus. »

Cette déception est largement compensée par les nouveaux arrivants. Et Marie-Ange est particulièrement fière de compter depuis peu parmi ses adhérents un jeune garçon au nom très connu dans le milieu du golf : le neveu de Grégory Havret. « Il a tout juste 11 ans mais il a de très bonnes dispositions. C’est bien qu’il puisse s’entraîner avec nous. Avec la Ryder Cup qui approche, la Fédération a besoin de ce genre de structures pour développer notre sport. »

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