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De Charlemagne en Sully, d’oratoire en château, de Benoît en Max

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09/12/2015

Si, autour de La Ferté il n’y a pratiquement que des golfs, plusieurs sites historiques s’offrent au visiteur entre Orléans et Sully sur Loire.

Il ne fait vraiment pas passer à côté de cette merveille architecturale située au bord de la route. Un peu trop d’attention portée aux sémaphores qui gèrent la circulation au centre de Germigny des Prés et on aura passé la place et le parking… IL est donc prudent de ne pas dépasser les 30 km/h en entrant dans ce petit village.

1 Germigny

L'Oratoire de Germigny

C’est à Théodulfe que l’on doit cette église, réputée pour être l’une des plus anciennes encore sur pieds en France. Elle fut édifiée en 806 ! Si la plupart d’entre nous ignorent qui est Théodulfe, Charlemagne, lui, le connaissait très bien. Ils étaient même très potes ! Le gars à la barbe fleurie fit de Théodulfe l’évêque d’Orléans et même, en quelque sorte, son ministre de l’éducation.

On peut faire à peu de chose près tout le tour du bâtiment pour admirer ses superbes proportions mais aussi entrer pour s’extasier devant les 130 000 tesselles (information non vérifiée: nous avons bien vu des tesselles, des pièces autrement dit, mais n’avons pas pris le temps de les compter) qui composent une mosaïque d’inspiration byzantine représentant l’arche d’alliance. Cette mosaïque est la seule de cette époque à être conservée en France.

 

L’Abbaye de Saint Benoît

2 Saint Benoit

L'Abbaye de Saint Benoît

Un petit peu plus loin sur la route de Sully, on ne peut manquer cette abbaye qui, elle, fut fondée en 651.  Ce que l’on en voit aujourd’hui est beaucoup plus tardif à l’exception de la crypte romane datée du XIe siècle. C’est en son sein que repose Saint Benoît. Enfin, façon de parler. Ses os sont religieusement enfermés dans un coffre placé au beau milieu de cet ensemble de colonnes et d’arcs romans. A part quelques pièces, une côté par-ci, une ou deux phalanges par-là, assure l’un des moines de l’abbaye, tout y est. Comment le sait-il ? « Des chirurgiens l’ont vérifié dans les années 1950. »

Il faut savoir que Benoît de Nursie (480-547), fondateur des Bénédictins, serait aussi par la même occasion en partie responsable, par une succession de causes et d’effets improbables, de la création de la boisson qui porte le nom de l’ordre monastique. Mais c’est une toute autre histoire. Toujours est-il que l’on prête aux reliques de saint Benoît des pouvoirs de guérison et, même, de miracles. Aucun témoignage ne fait cependant référence à une quelconque rectification de swing.

 

Max Jacob et Saint-Benoît-sur-Loire

C’est dans cette petite ville que le grand poète décida de se retirer dès 1936. Converti au catholicisme, il fréquenta assidûment cette abbaye et officia même comme guide de la basilique. C’est aussi dans cette ville qu’il fut arrêté par la Gestapo en 1944, en tant que juif, pour être conduit au camp de Drancy. C’est encore dans cette ville qu’il est enterré.

3 Max Jacob

Max Jacob

Voici ce qu’il confia, avec autant d’enthousiasme que d’humour, à son ami le peintre Roger Toulouse : « Saint-Benoît, c’est l'un des plus beaux paysages du monde, le plus bel équilibre entre les masses de pierre, les masses de verdure et la masse d'eau. Et n'oublie pas qu'il y a une autre masse : le silence. Tu vois, il y a la trinité : pierre, verdure, eau. Mais la trinité on va la mettre sur quatre roues en ajoutant le silence. »

On peut voir au musée des Beaux-Arts d’Orléans un saisissant portrait de Max Jacob peint par Marie Laurencin.

 

Château de Sully

En suivant la petite départementale qui relie Germigny à Saint-Benoît, en longeant plus ou moins la Loire, on finit pas tomber nez à nez avec un château qui en impose. Pas de doute, c’est bien celui de Sully-sur-Loire qui semble flotter sur le fleuve ! Vu de plus près, c’est au beau milieu de ses douves que vogue ce bâtiment qui fut acheté en 1602 par Maximilien de Béthune. Maximilien de Béthune, un peu plus connu sous le nom de Sully, fut un grand copain du roy Henry IV mais, d’après des confidences obtenues dans les couloirs de l’édifice, il était encore plus riche que le Navarrais puisqu’il comptait en sa possession la bagatelle de 25 châteaux !

6 Chato Sully

Le Château de Sully

Celui-ci se visite, de chambres en antichambres et cabinets, de salles d’honneur en chemin de ronde, et on peut même s’y perdre. Mais il ne faudrait surtout pas le quitter sans passer par la salle de garnison surmontée d’une fantastique charpente dite en « berceau brisé ». Les trois-quarts des pièces de chêne et de châtaignier qui la composent seraient d’origine !

Selon le même informateur prolixe en confidences, Jeanne d’Arc aurait séjourné ici après avoir viré les Anglais d’Orléans mais refusa, malgré un accueil très chaleureux, d’y rester. Non pas que le confort y laissât à désirer : la Pucelle brûlait d’envie de mener à son terme l’idée qu’elle avait en tête et qui devait la conduire à Rouen malgré les conseils avisés de certains de ses amis.

Le château de Sully a ouvert ses portes, tout au long de son histoire, à un certain nombre de personnages célèbres. Parmi eux Louis le XIV, qui ne daigna rester que deux jours, et Voltaire qui y trouva non seulement refuge mais aussi « festoiements »…

 

La Loire

7 La Loire

La Loire imperturbable.

Impossible de longer le grand fleuve sans ressentir le pressant désir de le voir de plus près. La baignade y étant formellement interdite, ne reste plus que la solution de voguer sur ses eaux si calmes. En apparence tout du moins. C’est ce que proposent un certain nombre de bateliers, dont les Passeurs de Loire, à Sigloy (à deux pas de Germigny, www.passeursdeloire.fr).

 

Musée des Beaux-Arts d’Orléans

9 Swing

Créé à la Révolution, ce musée s’est d’abord constitué à partir depièces récupérées chez les « émigrés » et les bâtiments ecclésiastiques. Il présent aujourd’hui près de 700 peintures et sculptures du XVe siècle au XXe siècle. On peut y admirer des œuvres de Tintoret, Brueghel, van Dyck, Velazquez, Delacroix, Courbet, Soutine ou Roger Toulouse, parmi d’autres. A ne surtout pas manquer, les deux séries « les Quatre pères de l’église » et les « Quatre évangélistes » dues à Martin Fréminet, peintre maniériste français, et c’est peu de le dire, et le Caïn très swinguant de Domenico Cresti.

 

Château de La-Ferté-Saint-Aubin

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Le Château de La-Ferté-Saint-Aubin

Entre deux parcours, on ne manquera pas de s’arrêter au château de la Ferté dont une grande partie de visite. Un grand nombre de collections y sont visibles, notamment des objets de sellerie, des meubles, des outils et des jeux anciens. On peut également se promener dans son parc qui renferme même un golf… miniature. Des démonstrations de cuisine et notamment de confection de madeleines sont proposées, mais attention, la pâtissière seriat sur le poitn de prendre sa retraite. Urgence, donc !  

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