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Limère, une valeur très sûre

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09/12/2015

Un seul nom suffit ici à tout expliquer : Cabell Robinson. Cet architecte américain est en effet l’auteur de ce parcours qui suscite l’admiration de toutes celles et ceux qui ont eu le plaisir de le jouer.

Celui qui fut l’assistant de Robert Trent Jones de 1970 à 1987, sur la plupart des golfs que le grand maître dessina en Europe, finit par s’installer en Espagne. Deux autres parcours français portent sa signature, non des moindres : la Grande Bastide, dans les Alpes-Maritimes et Evian !

« D’un terrain boisé qui ne servait à rien, monsieur Robinson a fait un magnifique tracé », opine sobrement Claude, un habitué du parcours. Expert en arbres et bois, ce golfeur assidu vient jouer  ici quatre à cinq fois par semaine, avec son copain Gérard. A eux deux, ils comptabilisent plus de 175 ans et se portent comme des charmes, certes un peu noueux en ce qui concerne Claude, le moins jeune des deux.

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Le trou 8.

Inutile de préciser que, en leur compagnie, on se sent légèrement novice. Beaucoup de joueurs plus jeunes de quelques décennies aimeraient à coup sûr taper des coups de bois 3 aussi fulgurants que ceux de Gérard. Ne surtout pas hésiter à se renseigner au club house, ils valent le coup d’œil ! En général, les deux compères prennent leur départ en début d’après-midi et il faut être particulièrement alerte pour pouvoir les observer.

Installés dans leur voiturette, ils filent comme l’éclair, tapent leurs coups en moins de temps qu’il ne le faut pour l’écrire, sans se presser, faut-il le préciser, et trouvent même le temps pour discuter, rigoler et observer le parcours en fins connaisseurs. « Mais on ne fait souvent que 11 ou 14 trous, ce serait trop autrement ! », pondère malicieusement Gérard.

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Le trou 9.

En compagnie de ces deux gardiens du temple, on ne voit pas le temps passer. Quand eux n’ont besoin que d’un coup d’œil pour constater le changement de couleur du feuillage d’un bouleau depuis la veille, il faudrait au visiteur cinq bonnes minutes pour distinguer un chêne d’un châtaignier. Et il y a beaucoup à voir sur ce golf de Limère !

Tiens, à propos, vous voyez ces houx, là ? Ils sont centenaires. Et tous ces glands au pied des chênes, quand il y en a autant, cela veut dire que l’hiver sera rude. C’est en tout cas ce que constataient les anciens, à l’époque où le climat avait encore une certaine main-mise sur les saisons. Au fait, vous savez à quoi on reconnaît une charpente en châtaignier ? Eh bien, il n’y a pas d’araignées, elles sont allergiques au bois de cet arbre.

Toujours est-il que le golf de Limère a vu le jour en 1992, c’est à dire à peu de chose près avant hier. « Je l’ai toujours adoré pour son tracé et l’entretien, confie en vieux briscard Alexandre Kaleka, 28 ans. C’est un parcours parfait pour les joueurs en dessous de 20 de handicap, parce qu’il est relativement difficile, avec des arbres partout et pas mal d’obstacles d’eau. C’est un très beau golf, pas trop long. » Les plus de 20 de handicap peuvent également en faire leur affaire comme on l’a vu.

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Le dix-huitième trou.

Quelle que soit la qualité de jeu du visiteur, son parcours se fera sur un terrain particulièrement bien soigné, du départ au green en passant par les sous-bois et les impressionnants bunkers, une marque de fabrique de Cabell Robinson. De ce point de vue, le par 3 du 12, avec ses six trappes qui se côtoient sur la droite et un septième bunker sur la gauche, histoire d’équilibrer les chances, est un modèle du genre. Tout en ratissant ses traces, le visiteur ne pourra que s’émerveiller sur les très belles vues qu’offrent à peu près tous les coins du parcours.

 

Site internet du golf : www.golforleanslimere.com

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