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Sologne, une très belle surprise

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09/12/2015

Selon certaines rumeurs, le golf de Sologne ne devrait même pas mériter une visite. Mieux vaut se fier au bruissement des feuilles dans les chênes, au léger clapotis des étangs sur leurs berges ou au chant des oiseaux. Le golf de Sologne est une petite merveille !

Après une enquête rondement menée, nous avons découvert que ce parcours n’était effectivement pas très beau à voir, il y a environ sept ans, lorsque François-Xavier Beaugeard le vit pour la première fois.

François-Xavier Beaugeard venait alors d’être engagé comme greenkeeper par les nouveaux propriétaires du golf de Sologne. Après des moyens conséquents mis en œuvre, l’intervention de l’architecte Olivier Dongradi (auteur du golf d’Augerville, également dans le Loiret) et beaucoup de travail, ce parcours donne très envie de le jouer souvent.

Sologne le 2

Le trou 2.

« Le parcours était vraiment dans un état très moyen quand je suis arrivé, on peut même dire qu’il n’y avait pas de vrais greens, se souvient François-Xavier Beaugeard. On a refait une tranche de dix trous, sur une phase de deux ans de travaux. Et nous avons mis à profit cette période pour travailler sur les autres huit trous, de façon à obtenir une cohérence sur l’ensemble du parcours. »

Difficile aujourd’hui, lorsque l’on joue ce parcours, de voir une différence entre les anciens et les nouveaux trous, preuve de la qualité du travail fourni pour réhabiliter ce golf. On peut effectivement constater une alternance au niveau des greens, certains d’entre eux ayant une superficie très réduite. Il faut préciser que ce golf date des années 1960 et que son histoire a été assez mouvementée, pour ne pas dire accidentée…

Sologne le 14

Le green du 14.

De fait, l’ordre du parcours est une panachage entre nouveaux et anciens trous. Cela peut peut-être expliquer un petit défaut, tout relatif : les accès aux départ des 9, 10 et 14, sont assez longs. François-Xavier Beaugeard espère que la deuxième tranche de travaux initialement prévue pourra voir le jour. « Les anciens trous sont assez plats, avec des bunkers de petite taille et peu nombreux, et des petits greens surélevés, précise notre greenkeeper. Les nouveaux trous répondent à une architecture plus moderne avec des départs surélevés, des bunkers plus étendus et des greens à plateaux. »

En attendant, la nature, elle, n’a pas bougé, loin s’en faut ! Ce golf est plongé en pleine forêt solognote, dans ce qui était un parc arboré créé au XIXe siècle, et ce sont des arbres souvent bien plus que centenaires qui le bordent. En un mot, le cadre est sublime. La variété des arbres est telle qu’est né le projet d’éditer un guide, destiné aux joueurs, recensant les différentes essences. Différentes espèces de chênes cohabitent avec bouleaux, pins, châtaigniers mais aussi charmes ou liquidambars, sans parler des genêts ou des bruyères. On comprend que cerfs et chevreuils s’y sentent à l’aise.

Les joueurs qui ont la chance de connaître le parcours des Bordes verront probablement de spetits airs de ressemblance, ce que confirme François-Xavier Beaugeard qui a commencé sa carrière sur ce golf aujourd’hui privatisé : « On raconte que le baron Bic aurait commencé le golf ici et qu’il se serait inspiré de ce golf pour faire celui des Bordes, mais je n’y crois pas trop. Mais c’est vrai qu’on retrouve un peu le même esprit, avec une très forte présence de la forêt et des obstacles d’eau. Ici, nous n’avons pas les mêmes moyens… notre golf est un peu rustique. »

Sologne le 3

Le trou 3.

Décidément, il est bien difficile d’empêcher les greenkeepers d’être modestes. Car si le golf de Sologne devait être qualifié de rustique, que devrait-on dire de beaucoup d’autres parcours ? Certes, avec des moyens financiers de grande envergure, ce golf pourrait faire jeu égal avec les meilleurs de l’Hexagone. Mais rares sont ceux qui comme ici allient à un tel niveau le plaisir de la nature et celui du jeu.

Allez, pour prouver que notre coup de cœur n’a rien de fantaisiste, mentionnons deux autres petits défauts… Sur certains trous, notamment le 3, on peut percevoir un léger bruit de fond qui provient de l’autoroute A71 qui a eu la mauvaise idée de passer près de là. Ajoutons que parfois, il faut vraiment tendre l’oreille pour entendre quoi que ce soit. Autrement, si l’accueil est très sympathique, le club house ne propose pas de restauration. Sur ce plan, il suffit d’être prévoyant. A quelques pas du golf, à l’entrée de La Ferté, juste après le fameux rond-point aux quatre points cardinaux golfiques, se trouve l’auberge de l’Ecu de France, qui pratique des prix très raisonnables et une cuisine qui met en joie.

 

Site internet du golf : www.golfdesologne.fr

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