Jo Riu

Jo Riu

Jo Riu, un propriétaire bien alerté

À 81 ans, Jo Riu s’astreint à un régime drastique : deux 18 trous par jour. Sans doute estime-t-il avoir du temps à rattraper pour avoir pendant beaucoup trop longtemps considéré le golf comme « un sport de fillettes ». Mais une fois mordu par la petite balle blanche, il n’en a plus démordu.

C’était au milieu des années 1990 sur les conseils insistants de ses amis, qu' il cède enfin, rompt ses préjugés et, pour ne pas faire les choses à moitié – ce n’est pas son genre – part faire un stage au Sénégal ! Les dits amis ne voulaient pas seulement faire de Jo un champion, fût-il déjà vétéran, mais comptaient aussi sur lui pour redresser la barre du golf dont ils étaient membres.

Carcassonne

Les affaires ne marchaient en effet pas au mieux et Jo Riu se décide alors à investir, ce qu’il ne regrette pas le moins du monde. De 125 membres à cette époque-là, le golf de Carcassonne en compte maintenant plus de 400. Entre temps, le golf s’est agrandi pour devenir le 18 trous qu’il est actuellement. « Mais 50% du chiffre d’affaires provient des green fees », précise le propriétaire.
« Le but était d’en faire un club d’amis, s’amuse Jo Riu, et, pour tout dire, 70 % des membres ont plus de 60 ans ! » À voir de loin la vivacité et l’habileté des habitués qui s’agitent sur leur terrain de prédilection, on a du mal à croire qu’il ne s’agit pas vraiment de perdreaux de l’année.

Celui qui est le grand-oncle du jeune professionnel Victor Riu a des principes et, en bon terrien qu’il est, il n’y déroge pas. Donc, les 18 trous du matin, c’est en compagnie de ses amis qu’il les effectue. L’après-midi, c’est avec les nouveaux venus au club qu’il ferraille. C’est le tour du propriétaire, en quelque sorte. « Ça permet de ne pas laisser dans la nature les débutants », explique-t-il. Ces derniers sont d’ailleurs bien choyés. Si la cotisation annuelle s’élève à 1400 euros, la moitié de ce montant, lors de la première année, est convertie en cours dispensés par l’un des deux pros du club qui gèrent également une école composée d’un soixantaine de jeunes.

Carcassonne

Jo Riu ne se contente pas d’être le propriétaire du golf de Carcassonne, il fait également office de directeur, de président et d’animateur. C’est pourquoi, « ne serait-ce que par devoir par rapport aux sponsors », il consent à participer à toutes les compétitions organisées dans son club. Mais à la condition expresse de partir dans la première partie. Parce que poireauter derrière des joueurs ralentis par l’enjeu de la compétition, très peu pour lui.
Il faut sans doute préciser que malgré son âge qui pourrait lui permettre quelque avantage, Jo ne joue qu’à pied. Ce qui ne manque pas de surprendre dès que l’on aperçoit le premier trou de ce beau parcours, à l’entretien extrêmement soigné : du départ situé juste en contrebas de l’accueil et du restaurant, on voit un énorme mur vert se dresser devant soi. C’est pourtant en 3 heures, 3 heures et demie au maximum à deux ou trois joueurs, et souvent en compagnie de son épouse qui tient alors le rôle de caddy, que Jo fait ses 18 trous.

Sa vitesse d’exécution ne l’empêche nullement de tenir ses comptes de façon extrêmement précise. Il ne s’agit pas en l’occurrence de son handicap, qui est de 24, mais du nombre de kilomètres qu’il effectue sur son parcours. Entre le 5 décembre 2011 et le 2 février 2012, jour de notre visite, Jo affichait 360 kilomètres au compteur. Plus précisément au compteur installé sur son chariot électrique. « À l’année, ça représente dans les 2500 kilomètres », annonce-t-il fièrement. Sacré santé !

 

 

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