Golf d’Aiguelèze

Golf d’Aiguelèze, pour golfer malin

Le 9 trous d’Aiguelèze, c’est pour beaucoup Philippe Truquet, son truculent propriétaire qui cumule toutes les fonctions, du dessin des trous à l’entretien. Un séjour dans le Tarn sera l’occasion de vérifier que, sur ce parcours où tous les clubs du sac seront mis à contribution, le golf est aussi un jeu de réflexion et d’analyse du terrain.

Ici encore, chaque green comporte deux drapeaux, histoire de varier l’aller et le retour. « C’est un parcours tout plat, assez simple », reconnaît Philippe Truquet. Mais attention à ce que l’on entend par simple. Prenons le 8, le trou favori du maître des lieux : « C’est le plus sympa et en même temps le plus difficile, explique-t-il. Il est très court, 260 mètres, sauf qu’il faut aller placer la balle au bon endroit sinon t’es mort. Moi, ce que j’aime, c’est l’horlogerie, la finesse, pas les parcours où on cogne comme un sourd. »

Pas besoin de jumelles, de longues vues ou autres ustensiles pour artilleurs confirmés ou non. Comme dans les parcours à l’ancienne, il faut tout d’abord essayer d’appréhender la configuration des trous avant de mettre la main au sac et d’en sortir un club. Il ne faudra pas non plus compter sur la mémoire que l’on pourrait avoir des lieux puisque Philippe Truquet a une conception toute particulière de son parcours.

Golf d’Aiguelèze

« Mon parcours est évolutif : quand un trou finit par m’énerver, je prends une tracto-pelle de 18 tonnes, je démonte tout et je recommence. Ce qui énerve un peu les joueurs parce que c’est souvent en travaux, mais c’est comme ça. D’ailleurs, je vais sans doute bientôt dégager le 8, un par 4, et le 9, un par 3, pour en faire un par 5 avec double dogleg gauche. On fait péter des arbres, on arrondit un peu tout ça et les joueurs devront prendre un bois 3 très bien placé pour avoir l’ouverture ! Et puis les fairways feront 30 mètres de large, pas plus. Du golf quoi. C’est pour inciter les gens à placer les balles plutôt que taper comme des ânes. »

Pour ce qui est des arbres, pas de soucis : notre jardinier en plante à tire-larigot. Eucalyptus, chênes, noisetiers, tilleuls, amandiers, pins et oliviers. « On se rapproche de plus en plus de la Méditerrannée, on aime bien la Méditerrannée, mais on s’adapte aussi au climat. Avant, c’était un pays d’acacias, mais ils dépérissent. »

Golf d’Aiguelèze

C’est loin d’être le cas de notre directeur-homme à tout faire. Cela fait longtemps qu’il fréquente les golfs. Il a même participé à la création d’un certain nombre de parcours dans l’Hexagone lorsqu’il travaillait dans le cabinet de l’architecte Robert Berthet. Il est aussi un très bon joueur mais « il est très modeste », explique Marie, son épouse. En le cuisinant un peu, on apprendra qu’il a fait partie à une certaine époque des dix meilleurs joueurs amateurs français.

« J’ai beaucoup joué, énormément même. Là, je suis handicap 2,5 mais j’ai été longtemps moins 2 ou moins 3. C’est l’amour du golf. On a des affinités, on a envie de jouer. Mes entraîneurs me disaient de continuer à jouer ! Mais un matin je suis dit tu ne vas pas taper la balle toute ta vie ! » C’est la raison pour laquelle Philippe Truquet est aujourd’hui directeur, maçon, jardiner, fontainier, mécanicien et on en passe sûrement.

« Ce qui m’intéresse, c’est de créer des golfeurs. Ce parcours était à l’origine, en 1986, un 6 trous, que nous avons repris en 2006. Nous avons environ 200 membres et 360 joueurs prennent leur licence chez nous. Et notre ambition est de faire un golf de qualité et accessible à tous. »

Site internet : www.golfaigueleze.com

 

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