La Ramée

La Ramée se met au sport études

Aux deux filières créées par la Fédération dans le but de faire émerger les championnes et champions de demain, s'ajoute une initiative privée au golf de Toulouse la Ramée avec une section sport études gérée par Franck Allaire.

Franck Allaire a mis sur pied une structure sport-études basée sur le golf de La Ramée, à Toulouse, en partenariat avec le lycée Rive-Gauche. Très actif, ce pro aguerri, est aussi à l’origine d’une école de formation de moniteurs de golf.

Alors que d’autres structures, comme les Pôles gérés par la Fédération, existent déjà, quelle est la fonction de votre projet ?
C’est venu d’un simple constat. Le travail de la fédération avec les différents Pôles est excellent mais tous les candidats qui postulent ne sont pas pris. Par exemple, le golf de la Ramée présente un candidat tous les ans depuis plusieurs saisons mais aucun n’a été choisi alors que leurs qualités sont indéniables. Ce n’est en aucun cas de la concurrence mais une démarche complémentaire. Nous sommes un établissement privé et j’espère que nous deviendrons dans l’avenir un établissement privé sous contrat. »

Il s’agit donc de donner une seconde chance à de jeunes champions ?
Aucune structure en France ne permet de récupérer ces jeunes, c’est ce que nous voulons faire, en tenant en compte du fait que certains d’entre eux pourront intégrer ou réintégrer les filières fédérales grâce à leurs résultats sportifs. Le but est de toutes façons de les accompagner jusqu’au haut niveau.

Concrètement, comment s’est lancée cette opération ?
Avec l’aval de la direction de NGF, j’ai élaboré ce projet et après acceptation j’ai pris contact avec plusieurs lycées de la région toulousaine, munis d’internat. Cette étape a été assez longue, beaucoup plus que prévu, et nous avons conclu un partenariat avec le lycée Rive-Gauche.

Comment se fait-il que vous n’ayez que quatre élèves cette année ?
Les retards dont je viens de parler expliquent cela. Nous avons disposé de peu de temps avant le début de l’année scolaire pour communiquer efficacement. Seulement deux de nos élèves sont internes dans le lycée Rive-Gauche, les deux autres sont scolarisés dans deux autres établissements. Pour les prochaines années, nous limiterons de toutes façons le nombre d’élèves à huit, de la seconde à la terminale, de manière à proposer un enseignement efficace pour tous. Mais d’ores et déjà, nous sommes aussi très exigeants sur les résultats scolaires, grâce à un suivi régulier avec les responsables des lycées.

Cette démarche est-elle isolée ou s’inscrit-elle dans la politique générale prônée par le groupe auquel vous appartenez ?
Ces initiatives devraient se développer à l’avenir en France. En termes de pédagogie, nous formons des joueurs du stade de débutant jusqu’au haut niveau. Nous assurons toute la chaine, toute une filière, ce qui me semble très intéressant pour nos jeunes joueurs.

Vous avez également la responsabilité d’un centre de formation de moniteurs…
Cette démarche s’inscrit elle aussi dans le cadre de NGF qui prévoit qu’il y aura de plus en plus de golfeurs et qu’il faudra donc les former. Le but est que ces candidats trouvent des postes de travail et, si le marché venait à être saturé, nous cesserions ces formations. Nous disposons sur le golf de La Ramée d’une salle très bien équipée, exclusivement dédiée à cette formation.

Combien de stagiaires préparent cette formation ?
Nous avons actuellement neuf stagiaires répartis principalement dans des golfs NGF et deux sur des golfs extérieurs. Ils sont en contrat de professionnalisation sur ces différents sites, rémunérés en tant que moniteurs stagiaires, et les frais pédagogiques sont pris en charge par un organisme de formation continue.

Comment ont-ils été sélectionnés ?
En plus d’un niveau de jeu attesté par la Fédération, ces stagiaires ont suivi des sélections constituées d’épreuves écrites de français, car il est important pour un moniteur de savoir bien s’exprimer, de tests d’anglais, puis d’un entretien sur la base d’un CV pour estimer leurs réelles motivations.

Comment se compose cette formation ?
Elle comprend 18 modules dont le contenu a été établi par NGF et des personnels du Creps de Toulouse puis a été validé par le ministère de la Jeunesse et des Sports. A l’issue de leur formation, les candidats reçoivent un brevet professionnel délivré par l’Etat.

Qu’apportez-vous de plus par rapport aux formations assurées par la Fédération ?
Nous nous situons dans le cadre d’un repositionnement des moniteurs dans les golfs commerciaux, avec l’idée de correspondre davantage à un besoin du marché. Ils doivent être de bons animateurs, de bons techniciens et de bons vendeurs. Nous ne parlons pas de relation entre enseignant et élève mais entre enseignant et client, relation plus saine à nos yeux. Nous allons aussi dans le sens d’une responsabilisation grandissante de ces moniteurs que nous voulons intégrer aux chaines de décision des golfs où ils travaillent. Au sein du groupe NGF, l’idée est de leur proposer à terme une évolution de carrière et pourquoi pas, de terminer comme directeurs de golf.

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