La saga Boissonnas

La Saga Boissonnas

Gilles Grattepanche, directeur des hôtels et du golf "Open Golf Club" au Touquet, s’inscrit dans une saga familiale débutée avec la création de la station de ski de Flaine.

L’aventure Open Golf Club

Les faits sont là : sur les onze 18 trous regroupés sous le label "Golf en Côte d’Opale", quatre appartiennent à Open Golf Club, la chaîne spécialisée dans le golf qui a été développée durant les dernières décennies par la famille Boissonnas. Deux, "La Mer" et "La Forêt", se trouvent au golf du Touquet, racheté en 1992, et deux autres, "Les Pins" et "Les Dunes", ont été acquis à Hardelot en 1999. Au Touquet, le groupe possède aussi le petit hôtel "historique" du Manoir, posé à l’entrée du golf dans la forêt de pins, et s’est offert en 2002 le Westminster, le palace à la façade Arts Déco du centre-ville. De quoi proposer une offre complète dans la région: deux hôtels, deux sites et cinq parcours dont un 9 trous. Au total, Open Golf Club aura bientôt un catalogue de plus de trente golfs à découvrir entre le France, le Maroc et la Belgique. Le groupe, également soutien de la candidature de la France pour la Ryder Cup en 2018, a naturellement intégré le Club des Partenaires Officiels depuis l’annonce de la "victoire" française. Et chacun, au Touquet, en est assez fier.

Eric, Sylvie et Rémi à Flaine

Mais au-delà de l’aventure de Open Golf Club, une belle histoire parmi celles des Golfy, Blue Green et autres chaînes dédiées aux golfs, il y a une saga exceptionnelle : celle des Boissonnas dans le domaine du tourisme sportif. Les golfeurs/skieurs qui ne sont pas nés d’hier se souviennent surtout de la création de la station de ski de Flaine dans les années 60-70. Une entreprise hors-normes à l’époque et que l’on devait à Eric et Sylvie Boissonnas, ainsi qu’au frère d’Eric, Rémi Boissonnas. En Haute-Savoie, au-dessus des Carroz d’Araches, le trio donna carte blanche à Marcel Breuer, architecte de l’»école» du Bauhaus, pour une réalisation de béton brut, à l’épure totale. L’idée première était de réaliser un prototype d'architecture, d'urbanisme et de design à la montagne. Station sans voitures, novatrice sur bien des plans et événementielle à tous points de vue, Flaine se voulait également tournée vers la culture avec un auditorium de 500 places pour la musique classique et le jazz ainsi qu’une intégration dans le paysage de plusieurs oeuvres géantes signées Dubuffet, Picasso, Vasarely ou Arman.

Nicolas, Eric, Laurent et le golf

Gilles Grattepanche et son adjoint

Gilles Grattepanche (en bleu ciel) et son adjoint au golf, Charles Debruyne, devant une oeuvre d'Arman des "années Flaine"

Toute la passion des Boissonnas pour la création se trouvait là, le couple ayant d’ailleurs développé de nombreuses opérations de mécénat autour de la musique et des arts. Quel rapport avec le golf et Le Touquet? Un rapport filial, puisque c’est Nicolas Boissonnas, le fils de Sylvie et de Eric, qui préside aux destinées d’Open Golf Club. La saga familiale dans le tourisme et le développement d’infrastructures sportives se prolonge aussi avec les petit-fils, Laurent et Patrice, engagés dans l’aventure avec leur père. Et pas seulement de loin... Quand les directeurs des golfs du Touquet et de Hardelot évoquent l’inévitable baisse de fréquentation de la clientèle britannique ces trois dernières années (crises, monnaie livre affaiblie face à l’euro, destinations soleil à prix record...) le nom de Laurent Boissonnas est évoqué aussitôt. Car c’est lui, chargé de la communication, du développement et des aspects commerciaux, qui compense le déficit d’étrangers en prospectant avec pas mal de succès du côté de la Belgique ou du Bénélux. A Hardelot (voir par ailleurs), Ken Strachan, le directeur écossais, parle aussi avec enthousiasme des projets pour «Les Pins» de Patrice, le fils cadet, de plus en plus passionné par l’architecture golfique.
 

Gilles Grattepanche, de 1972 à 2012

Peut-être plus parlant encore, on retrouve au Touquet, un homme qui accompagna professionnellement toute la famille depuis les années Flaine! Gilles Grattepanche, directeur du golf dès l’acquisition en 1992, occupe aussi, depuis 2002, des fonctions de directeur du Westminster Hôtel et, plus largement, de fondé de pouvoir du Touquet Syndicates Ltd. Quarante ans plus tôt, en 1972, il intégrait le "team" Boissonnas à Flaine. Un jeune homme à peine sorti de l’école hôtelière et à qui on confierait à 26 ans, la direction de l’hôtel Le Flaine, devenu un édifice classé depuis! «A l’époque, les choses se faisaient dans un fort esprit familial. Nous étions même à un moment cinq couples à travailler ensemble pour la famille Boissonnas. Mais ne sais pas si cela a un grand intérêt pour vos lecteurs» sourit sobrement Gilles Grattepanche quand on note qu’en cette année 2012, il a donc pas mal de beaux anniversaires professionnels à célébrer: 1972, à Flaine, 1992 au golf du Touquet, 2002 à l’hôtel Westminster, et toujours un œil général sur l’ensemble de la Côte d’Opale...

Avec Charles et un certain Arman

Bien sûr que c’est intéressant pour tout le monde de trouver des visages, des destins et des efforts derrière un simple logo d’entreprise. Dans les canapés Chesterfield du bar cosy du Manoir, demeure à taille humaine que la famille d’Allen Stoneham, co-créateur du golf, occupa dès 1911 puis transforma en hôtel après la destruction du vaste Hôtel du Golf par les bombardements de juin 1944, les soirées font parfois remonter le passé. Et à l’heure de la photo avec son jeune adjoint Charles Debruyne, qui a pris la responsabilité du golf du Touquet quinze ans après lui, "Monsieur" Grattepanche propose deux options aussi pleines de sens l’une que l’autre. Soit poser devant une affiche du Centenaire du Golf du Touquet 1904-2004... Soit devant une oeuvre géante d’Arman, rapportée de ses années neige à l’hôtel Le Flaine. Va pour la photo sur fond culturel et artistique!

Partenaires officiels
logos partenaires officiel sffgolf
fournisseurs officiels
logos fournisseurs officiels ffgolf
Partenaires medias
logos partenaires médias ffgolf